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N°
47 septembre-octobre 1998
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Au sommaire de ce numéro de rentrée 1998
de SGEN-C.F.D.T. Information Etranger
Partie II : Supplément spécial "Coopération / Direction générale de la Coopération internationale et du Développement"
Partie III : le XIVe Congrès du SGEN-C.F.D.T. de lÉtranger
Partie IV : "Circulaire Éducation nationale sur les affectations dans les TOM"
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Finalement, cest la logique de Bercy qui la emporté dans le dossier de la révision du décret de 1990 sur la rémunération des enseignants expatriés des établissements scolaires français à létranger : alors que le gouvernement de la gauche plurielle arrivé aux affaires en juin 1997 avait dabord temporisé, acceptant de ne pas transposer larrêté du 1er juillet 1996 à lA.E.F.E., la révision du décret est sortie cet été, après une consultation en trompe-lil des représentants du personnel. Dorénavant, la référence indiciaire de la rémunération des " expatriés " sera gelée durant un contrat et une promotion dans le corps dorigine ne sera pris en compte quà lissue de ce contrat Cette régression est choquante et injuste, sagissant dun détachement dans des fonctions qui correspondent aux vocations des enseignants ou autres personnels administratifs et de direction et qui sont justement exercées exclusivement par des fonctionnaires de lÉducation nationale (ou du Trésor sagissant des agents comptables).
Le SGEN-C.F.D.T. demande en ce qui le concerne avec persévérance depuis des années une négociation densemble sur les rémunérations des fonctionnaires et agents de lÉtat (et des établissements en dépendant) en poste à létranger : si cette mesure nouvelle nous choque, nous sommes plus choqués encore par les recrutements " sur place ", sur des contrats de droit local ou de résident A.E.F.E. dagents ne résidant pas auparavant dans le pays, par liniquité de nombreuses situations dans lesquelles se trouvent des recrutés locaux (des recrutées locales ?) au prétexte quils (quelles) " ont choisi de sétablir hors du territoire français ".
Nous nacceptons pas non plus que lÉtat, lA.E.F.E. et les établissements scolaires français à létranger ne prennent pas en charge systématiquement, en tant quemployeurs, les droits de scolarité pour les enfants scolarisés dans le système, des agents ne bénéficiant pas dindemnités de résidence ou dexpatriation. En France, les établissements privés accordent évidemment cette exonération.
Du côté de la Coopération et de la nouvelle direction générale de la coopération internationale et du développement (D.G.C.I.D.), nous avons également la sensation dune occasion manquée : pour les syndicats C.F.D.T., il est nécessaire de poursuivre et délargir la discussion engagée à la suite du boycott du premier C.T.P. ministériel de la coopération et dobtenir une prise en compte réelle de la situation des personnels à lissue de la fusion des deux administrations. Nous restons disponibles, avec les autres syndicats C.F.D.T., pour prendre part à des consultations sur lavenir du processus de réforme, tout en restant vigilants sur nos objectifs et notamment la lutte contre les corporatismes qui paralysent tout vrai changement dans la gestion des personnels. Ce numéro met à votre disposition comptes rendus et documents.
Le SGEN-C.F.D.T., vous lavez constaté, ne sest pas joint aux ordres de grève de la F.S.U., de SUD Éducation ou du SNALC en cette rentrée. Ce nest certes pas que le SGEN-C.F.D.T. se satisfasse des décisions de nos ministres, mais les mots dordre fourre-tout voire contradictoires des organisations citées ne pouvaient rencontrer notre approbation. Vous trouverez ci-après les communiqués de la fédération SGEN-C.F.D.T. au sujet des heures supplémentaires.
Défense du service public denseignement pour les enfants français de létranger.
LAssociation démocratique des Français de létranger (A.D.F.E.) a organisé à Paris le lundi 31 août 1998 une manifestation en faveur du service public denseignement français à létranger. Le SGEN-C.F.D.T. de létranger, même sil ne partage pas intégralement lordre des revendications adoptées, sest associé au souci de faire reconnaître par le gouvernement le droit à la scolarité et laccessibilité du réseau à tous les enfants français, quel que soit le niveau socio-économique de leur famille, par une réelle garantie de ressources budgétaires garanties indépendamment du budget des Relations culturelles. Il a pris part, aux côté du Bureau de lA.D.F.E. et des représentants de la FEN et de la F.S.U., à la délégation qui a été reçu au Cabinet de Lionel Jospin par J.-M. Ripert, conseiller diplomatique, M. Braunstein, conseiller pour les problèmes déducation, et Stéphane Romatet, chargé de mission auprès dHubert Védrine, sexprimant clairement sur ses priorités. Les réponses se voulaient positives, mais nos interlocuteurs ont insisté sur le caractère unique, par rapport aux autres pays, du réseau ainsi que sur la nécessité de " mieux utiliser les bourses ". On nous a annoncé des informations à loccasion de louverture du prochain C.S.F.E. à propos de postes mais rien ne dit quils ne seront pas à la charge des établissements au taux de 110 %. Engagement a été pris de sensibiliser lÉducation nationale et les Affaires sociales au problème. (voir aussi le compte rendu de la Commission nationale des Bourses en dernière page).
Rentrée et heures supplémentaires : communiqués du SGEN-C.F.D.T.
Une délégation du SGEN-C.F.D.T. a été reçue, ce matin, par le ministre de lÉducation nationale Claude Allègre sur les problèmes de la rentrée et les perspectives dans les mois à venir.
Le SGEN-C.F.D.T. a rappelé au ministre son complet désaccord sur le décret modifiant à la baisse le taux de rémunération des heures supplémentaires années (H.S.A.) et a demandé :
Le ministre ne veut pas revenir sur sa décision. Pour le SGEN-C.F.D.T., cela nest pas acceptable et ce problème risque docculter les nécessaires débats sur la réforme des lycées par exemple.
En revanche, Claude Allègre a annoncé quil allait ouvrir des négociations sur le compte épargne temps et quil envisageait de supprimer lobligation deffectuer des heures supplémentaires. Ces intentions nous paraissent positives.
Par ailleurs, le ministre a décidé dentamer une réflexion sur lactuel statut des M.I.-S.E. - il veut en augmenter le nombre -, les horaires des P.L.P. 2 (enseignement professionnel) et des enseignants des disciplines artistiques.
En conclusion, pour le SGEN-C.F.D.T., des mesures positives ne peuvent compenser des décisions négatives et prises sans aucune concertation. Le SGEN-C.F.D.T. continue de réclamer la suppression du décret sur le H.S.A. et appelle au refus collectif des heures supplémentaires.
Paris, le 4 septembre 1998
Avec la publication du décret du 30 juillet 1998 diminuant de 17 % le taux de rémunération des heures supplémentaires année (H.S.A.) les professeurs des classes préparatoires sont tout particulièrement mobilisés tant il est vrai que leur manque à gagner est important.
Pour le SGEN-C.F.D.T., il ny a pas à différencier cette situation de lensemble des catégories.
Les revendications quil a mise en avant auprès du ministre de lÉducation nationale concernent bien tous les personnels :
Le SGEN-C.F.D.T. nen estime pas moins quil y a nécessité de faire une mise à plat des conditions dexercice des professeurs de classes préparatoires afin de redéfinir leur service.
Il nest pas tolérable quun fort nombre dheures supplémentaires puisse régler le " service normal " denseignement dans cette catégorie.
Par conséquent, le SGEN-C.F.D.T. demande que des négociations sengagent sur le service statutaire de ces personnels.
Paris le 16/09/98
Au Bulletin officiel de lÉducation nationale et sur Internet
Concours de recrutement (externes internes et réservés) des personnels enseignants Inscriptions reçues à partir du lundi 14 septembre 1998, au plus tard jusquau vendredi 6 novembre 1998 à 17 h ;
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/special7/som.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/special7/special7.pdf
Affectations en TOM (reproduit également en annexe au présent SGEN-C.F.D.T. Information Étranger)
http://www.education.gouv.fr/botexte/bo980903/MENP9801984N.HTM
Changement de département des enseignants du 1er degré
http://www.education.gouv.fr/botexte/bo980903/MENP9802220N.HTM
Mise en uvre du programme SOCRATES (1998-2000)
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/33/som.htm
http://www.education.gouv.fr/botexte/bo980910/MENC9802262N.HTM
http://europa.eu.int/en/comm/dg22/socrates.html
Concours de recrutement des inspecteurs de lÉducation nationale. Inscriptions reçues à partir du jeudi 1er octobre 1998, au plus tard jusquau vendredi 13 novembre 1998 à 17 h ;
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/34/perso.htm
Arrêté du 4 août 1998 fixant les coefficients servant au calcul des majorations servies à létranger pour enfant à charge
Cet arrêté ne concerne que les personnels rémunérés au titre du décret de 1967. Jusquà présent, il existait trois groupes pour les majorations familiales. On progresse vers un groupe unique, comme le demandaient depuis longtemps les syndicats C.F.D.T. concernés. On reste loin cependant de la revendication fondamentale, lunification du système des indemnités versées à létranger à tous les agents !! Rien concernant les résidents A.E.F.E., les coopérants, ni bien sûr les recrutés locaux
Arrêté du 28 juillet 1998 modifiant larrêté du 23 août 1990, relatif au classement dans les groupes dindemnité dexpatriation des personnels expatriés exerçant des fonctions de proviseur, directeur, proviseur adjoint, gestionnaire comptable ou inspecteur dans les établissements denseignement à létranger
Vous avez réussi un concours denseignant du second degré qui fait de vous un fonctionnaire stagiaire ; si vous êtes (ou voulez être) à létranger la situation nest pas si simple. Quelques cas de figure :
En dépit des demandes réitérées des représentants du personnel, lÉducation nationale et lA.E.F.E. refusent de détacher des stagiaires qui nétaient pas auparavant en position de détachement, même titulaires dans un autre corps, en disponibilité.
Ces enseignants doivent donc venir accomplir leur année de stage en situation dans un établissement denseignement en France.
Pour pouvoir accomplir son stage en restant en détachement, il faut :
En Coopération (jusquà présent) les collègues peuvent être détachés comme stagiaires dans leur nouveau corps.
Les inspections peuvent être accomplies :
Dans ce cas, il faut formuler un vu (que ladministration nest pas tenue de respecter) correspondant à une académie, qui sera chargée dorganiser le contrôle pédagogique.
Un choix du SGEN-C.F.D.T. de lÉtranger : un autre monde est possible
Manière de voir 41 (Supplément au Monde diplomatique) Septembre-octobre 1998
INTRODUCTION
1. VERS UNE ÉCONOMIE SOLIDAIRE
La tempête boursière qui frappe toutes les places financières de la planète le confirme : ce sont les fondements mêmes de léconomie financière, telle quelle sest emballée depuis plus de dix ans, quil est temps de repenser, notamment en désarmant les marchés qui ont acquis un pouvoir démesuré. Il faut inventer une nouvelle économie, plus solidaire, qui remette lêtre humain au cur des préoccupations. Ce développement, fondé sur la redistribution des richesses, un revenu dexistence pour tous, une diminution du temps de travail et une remise en cause, au moins partielle, de léconomie monétaire et de marché au profit de léconomie de don et de réciprocité, créera un nouvel art de vivre ensemble.
2. RÉINVENTER LA CITOYENNETÉ
La démocratie est en crise, minée par laffaiblissement de lÉtat-nation et par les scandales qui, des États-Unis au Japon, frappent les responsables politiques. Pourtant, dans de nombreux pays, au Nord comme au Sud, des expériences se mettent en place, fondées sur une participation plus ample des citoyens. La multiplication des associations en France et en Europe, la mobilisation des communes en Scandinavie, le " budget participatif " à Porto Alegre, au Brésil, sont autant dexemples qui montrent comment se met en place une nouvelle citoyenneté. Partout se conquièrent des droits humains supplémentaires, à la fois individuels et collectifs, qui dessinent les contours dun autre avenir.
3. CES EXEMPLES VENUS DU SUD
Du Sud nous parviennent avant tout des images de guerres, de famines, de désastres naturels. Pourtant, dans tous les domaines, économiques, sociaux, politiques, une multitude dinitiatives montrent lextraordinaire dynamisme dont peuvent faire preuve les citoyens de ces pays que lon dit sous-développés. Organisation des paysans dans un village malien, création de coopératives dans le Sahel, alphabétisation au Sénégal, sauvetage des enfants des rues au Brésil, autant dexemples qui sappuient, souvent, sur les plus démunis. Car cest deux que dépend le développement, à condition quon les aide, comme le prouve létonnante expérience de la Grameen Bank au Bangladesh.
4. NOUVEAUX HORIZONS
Un autre monde sera fondé dabord sur léducation, dont la place et le sens ont profondément changé depuis un siècle. Mais tous les domaines de la vie en société devraient être affectés, et les technologies de linformation - notamment Internet - pourraient jouer un rôle crucial dans ces évolutions, à condition dêtre libérés des pesanteurs des lois du marché. Il faudra également découvrir les nouveaux horizons de la vie en commun, imposer un droit égal pour les homosexuels, donner la parole aux exclus. Toutes ces dynamiques supposent, loin des sirènes de la mondialisation et des replis identitaires, linvention dun nouvel internationalisme.
CONCLUSION
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Prix : 51 F (France) 56 F (Autres pays)
Commission nationale des Bourses juin 1998
La C.N.B. sest réunie les 22 et 23 juin 1998 au siège de lA.E.F.E. sous la présidence du directeur de celle-ci, M. Thierry Burkard et avec la présence pour une partie des travaux de M. François Nicoullaud, le nouveau directeur général des Relations culturelles (et donc président du conseil dadministration de lAgence).
Le SGEN-C.F.D.T. a été la seule organisation syndicale à siéger de bout en bout, représenté par Alain Schneider puis Marie-Jeanne Dali.
M. Burkard salue le travail des commissions locales et se montre plutôt optimiste sur les perspectives de lannée prochaine. Il insiste sur la nécessité de contenir lévolution des droits de scolarité, sur lesquels lA.E.F.E. na quune influence relative.
Il a une attitude très dure à légard des impayés et annonce des mesures très strictes pour la rentrée, mais annonce un nouvel effort pour les familles à revenu intermédiaire. La politique de lAgence est de renforcer les contrôles et se dégager de nouveaux moyens.
M. Nicoullaud se montre sensible à la situation des familles binationales et aux difficultés des familles à faible revenu. Il évoque aussi limportance de la présence délites locales, intellectuelles et non seulement financières, dans les établissements.
Concernant les bourses, lA.E.F.E. confirme sa politique de réforme des " bourses annexes " (transport, demi-pension, quelle souhaite réserver aux " cas sociaux ". Leur part passe de 17 % à moins de 10 %. Néanmoins le plafonnement uniforme est abandonné. Une modification des instructions est décidées (disponible sur demande). Est confirmée lobligation pour le Consul dinviter les organisations syndicales.
La plus grande partie des débats est consacrée à lexamen des propositions des postes, qui sest fait dans lensemble de manière satisfaisante.
De nombreux membres de la commission ont souligné que les obstacles financiers étaient encore nombreux pour bien des familles françaises. Sans en disconvenir, M. Burkard a signalé que le nombre denfants français dans le réseau A.E.F.E. est néanmoins toujours en augmentation dune année sur lautre à un rythme non négligeable.