Présidentielle : les réponses des candidat•e•s - Sgen-CFDT de l'étranger

Présidentielle : les réponses des candidat•e•s

mercredi 19 avril 2017

Le Sgen-CFDT de l’étranger publie les réponses des candidat•e•s à la présidentielle auxquels il avait adressé une lettre la semaine dernière et confirmée par courriel cette semaine. .

Pour ceux qui n’ont pas encore répondu ou qui ont renvoyé à leur programme, nous indiquons le lien vers les parties relatives à l’enseignement français à l’étranger.

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Dix candidats

François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron (dans l’ordre alphabétique) ont répondu aux questions de la CFDT sur la vision du travail au XXIe siècle, la protection de tous et l’émancipation de chacun, l’emploi de qualité et de nouveaux modes de développement, le sens de l’action publique, le projet européen et, enfin, le débat démocratique et le dialogue social comme leviers du changement. Fidèle à sa ligne « libre et engagée »,la CFDT publie in extenso les réponses des candidats.


Les réponses au Sgen-CFDT de l’étranger

  • Jacques Cheminade,

pas encore de réponse

  • Benoît Hamon,
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    Réponse de Benoit Hamon au Sgen-CFDT de l’étranger

(...) J’ai bien reçu votre lettre aux candidat.e.s à l’élection présidentielle 2017 et je l’ai lue avec une grande attention. Comme vous le savez, l’éducation occupe une place centrale dans mon projet pour les Français.es résidant à l’étranger, dont je vous invite à prendre connaissance. Vous le trouverez en annexe de ce courrier. Les Français.es de l’étranger incarnent la diversité de la France et de ses talents tout en participant au rayonnement de notre pays à travers le monde. Mes propositions visent à enrichir sans cesse les liens entre la communauté française à l’étranger et la République en renforçant la citoyenneté française vécue hors de France, à travers une éducation en langue française accessible partout et une francophonie valorisée, une République qui accompagne nos compatriotes au quotidien avec des services publics de proximité et une représentation politique renforcée, enfin une République qui les protège dans leurs mobilités.
(Voir la suite et les réponses détaillées à nos questions...)

  • Philippe Poutou,

pas encore de réponse

  • Nicolas Dupont-Aignan,

Renvoi au programme de Nicolas Dupont-Aignan sur les Français de l’étranger

L’École de la République doit être garantie aux jeunes Français de l’étranger

  1. Améliorer la relation entre l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et les établissements scolaires de droit local.
  2. Renforcer les moyens éducatifs privés (Fondations, Mission Laïque Française, etc.).
  3. Établir dans chaque pays / villes des « plans école » supervisés par les élus consulaires afin de faire un bilan de l’offre d’enseignement français existante, d’ajuster au mieux cette offre avec la demande locale.
  4. Encourager la négociation de conventions bilatérales permettant de profiter de l’offre scolaire locale francophone ou bilingue.
  5. Définir un cadre de financement transparent du programme FLAM, associant les élus consulaires pour aider à l’essor et à la pérennité de ces initiatives.
  6. Résoudre les difficultés financières de l’AEFE grâce aux propositions suivantes (...)
  • Emmanuel Macron,

Renvoi au programme En Marche ! pour les Français de l’étranger

Donner à tous la chance de bénéficier de l’enseignement français à l’étranger

  1. Nous ouvrirons de nouvelles possibilités de financement : les établissements pourront investir en obtenant la garantie de l’Etat sur les fonds qu’ils emprunteront et qu’ils pourront rembourser grâce à l’arrivée de nouveaux élèves attirés par notre système d’enseignement et ses innovations pédagogiques.
  2. Nous redéfinirons les critères d’accès aux bourses scolaires afin que davantage de familles à revenus modestes et moyens puissent être éligibles.
  3. Nous développerons et accompagnerons les établissements labellisés FrancEducation et les associations FLAM.
  4. Nous développerons et encouragerons l’autonomie de chaque établissement du réseau AEFE pour favoriser l’adaptation aux situations locales.
  • Nathalie Arthaud,

Bonjour,
Nous avons bien reçu votre message.
Salutations fraternelles.

  • Jean-Luc Mélenchon.

pas encore de réponse

  • François Fillon,

Renvoi au projet de François Fillon pour les Français de l’étranger

Enseignement : un investissement stratégique

  1. Repenser le modèle de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger en distinguant le fonctionnement, l’investissement, la pédagogie, en clarifiant les statuts des personnels, et en accordant une plus grande autonomie aux chefs d’établissement afin qu’ils puissent s’adapter à la réalité du terrain et aux besoins locaux.
  2. Lancer un inventaire global des besoins des établissements français à l’étranger suivi d’un plan de financement incluant des acteurs locaux et des partenariats public-privé.
  3. Développer des accords bilatéraux dans les zones où il n’y a pas d’établissement français pour proposer des filières francophones dans des établissements locaux à l’étranger et poursuivre le développement du label « Franc’Education » et des programmes « Français langue maternelle » (FLAM).
  4. Soutenir le développement d’établissements bilingues en France, afin notamment de faciliter le retour des enfants ayant grandi dans un contexte multiculturel.
  5. Améliorer l’accueil post-baccalauréat en France en donnant accès depuis l’étranger au portail numérique du secondaire au supérieur. Favoriser la reconnaissance mutuelle des diplômes et encourager les cursus uniques avec double diplôme afin d’améliorer l’employabilité de nos compatriotes.

Culture et francophonie

  1. Optimiser les ressources et les implantations du réseau culturel français, qui constitue un atout inestimable de notre diplomatie, et faire appel de façon plus systématique au mécénat pour la mise en valeur de notre culture française.
  2. Faire de la francophonie non seulement un espace culturel mais aussi un lieu de partage des valeurs communes et d’échanges économiques au bénéfice de nos compatriotes établis à l’étranger.
  • François Asselineau,
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    Réponse de François Asselineau au Sgen-CFDT de l’étranger

• Quelle doit être le rôle de l’enseignement du français à l’étranger ? Quelle place lui accordez-vous ?
J’accorde une place très importante à l’enseignement du français à l’étranger. La francophonie est une grande force en plein développement, sur laquelle nous devons davantage nous appuyer. Le nombre de francophones dans le monde devrait tripler avant 2060, faisant du français la 3e langue mondiale. Mais cela ne sera vrai que si les efforts d’enseignement en français se poursuivent dans le monde. Il faut donc renforcer notre réseau d’enseignement à l’étranger et multiplier les partenariats avec les pays francophones. Les lycées français sont aussi un atout majeur pour nos concitoyens expatriés, qui y retrouvent une grande qualité d’enseignement, en lien avec les programmes en France.
• Considérez-vous que l’Etat doive investir davantage dans l’enseignement du français à l’étranger ? La subvention de l’Etat à l’AEFE doit-elle être réduite, stabilisée ou augmentée ? Quelle est votre vision de l’avenir de l’AEFE et des établissement de son réseau ?
La France doit investir davantage dans sa diplomatie d’influence en général, et dans l’enseignement du français en particulier. Je prévois de rehausser le budget du ministère des Affaires étrangères, notamment s’agissant de la diplomatie culturelle, qui est un des grands atouts de notre réseau diplomatique. Il faut augmenter les subventions à l’AEFE, afin de ne pas trop faire peser ce coût sur les familles. L’enseignement du français à l’étranger doit rester accessible aux Français issus de la classe moyenne. L’AEFE pilote un réseau sans équivalent dans le monde qui doit être sauvegardé et développé. La croissance du nombre de francophones dans le monde va susciter une augmentation de la demande d’enseignement en français qu’il faut essayer de satisfaire, sans quoi nous manquerions une opportunité historique pour notre diplomatie d’influence.
Les investissements que cela représentent seront financés par les économies importantes que la France réalisera en sortant de l’Union européenne, comme je suis le seul à le proposer.
• Quelle importance attachez-vous à la présence d’enseignants titulaires de l’Education nationale dans les établissements d’enseignement français à l’étranger ?
Il faut maintenir des postes d’enseignants titulaires, car il assurent le lien essentiel entre l’enseignement en France et à l’étranger. C’est pourquoi en plus de l’enseignement, ils sont souvent chargés de missions d’encadrement pédagogique essentielles au maintien de la qualité de l’enseignement français à l’étranger. Cet encadrement justifie le coût important des titulaires expatriés. Ils ne peuvent toutefois avoir le monopole des postes d’enseignants à l’étranger qui doivent rester ouverts à des résidents et employés locaux.
(Voir la suite des réponses détaillées à nos questions. ...)

  • Jean Lassalle.

Remettre notre diplomatie au premier plan, grâce au français :

  1. Rattacher la francophonie au ministère de la Culture
  2. Rétablir les effectifs de notre réseau diplomatique
  3. Ouvrir de nouveaux centres culturels français à l’étranger
  4. Regrouper nos consulats entre États européens de Schengen
  5. Mettre fin à la supervision du franc CFA par le Trésor français
  6. Conclure avec les pays africains des traités commerciaux équilibrés
  7. Financer l’activité culturelle francophone à l’étranger dans les villes et villages
  8. Établir une université francophone en Afrique non francophone, sur le modèle de la Sorbonne Abou Dhabi
  9. Financer des classes bilingues dans des lycées de pays non francophones
  10. Appuyer le développement des infrastructures africaines, notamment les télécommunications, facilitant les relations culturelles et économiques

  • Conformément à la position confédérale, cette lettre n’a pas été envoyée à la candidate du Front national, Marine Le Pen, dont « la rhétorique et le projet sont antinomiques avec les valeurs démocratiques, solidaires et progressistes » que défend la CFDT.

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